L'information sur le pays

 

Géographie

 

Le Turkménistan, dont la capitale est Ashgabat, a acquis son indépendance en 1991. Il y a 5 subdivisions administratives, appelées velayat ou régions, qui ont chacune leur propre capitale:

 

  • Ahal Velayat (Anau)

  • Balkan Velayat (Balkanabad)

  • Mary Velayat (Mary)

  • Dashoguz Velayat (Dashoguz)

  • Lebap Velayat (Turkmenabad)

 

Le Turkménistan est bordé au nord et à l'est par le Kazakhstan et l'Ouzbékistan, et par l'Afghanistan et l'Iran au sud. C'est un pays étendu: il s'étire sur 1 100 km d'est en ouest-de la mer Caspienne à la rivière Amou Daria, et sur 650 km de la frontière Ouzbek au nord à la frontière iranienne au sud.

 

La majeure partie du territoire est occupée par le Désert du Karakoum (350 000 km²). 20% sont occupés par des montagnes, et 1% est composé d'oasis. La chaîne du KopetDag est au sud du pays, alors que les montagnes des Balkans sont à l'ouest et la chaine du Kugitang (ou Koyten Dag) est à l'est.

 

Le Turkménistan est riche en ressources minérales. Il possède la 4e plus grande réserve naturelle de gaz, et d’importantes ressources en pétrole. Enfin, il est l'un des plus importants producteurs de coton, et son industrie textile est florissante.

 

Public holidays

 

  • January - New Year's Day

  • 12 January - Memorial Day

  • 19 February - State Flag of Turkmenistan Day

  • 8 March - International Woman's Day

  • 20-21 March - Nowruz Bayram, national spring holiday

  • First Sunday in April - "A Drop of Water—A Grain of Gold" Festival

  • Last Sunday in April - Turkmen Racing Horse Festival

  • 8 May - Day of Commemoration of the National Heroes of World War II

  • 9 May - Victory Day (World War II)

  • 18-19 May - Day of Revival, Unity, and the Poetry of Makhtumkuli

  • Last Sunday in May - Turkmen Carpet Festival

  • Third Sunday in July - Galla Bayramy Festival

  • Second Sunday in August - Turkmen Melon Day

  • Second Saturday in September - Day of the Workers in the Oil, Gas, Power, and Geological Industry

  • Second Sunday in September - Turkmen Bakhshi Day

  • 6 October - Day of Commemoration and National Mourning ("Earthquake Commemoration Day")

  • 27-28 October - Independence Day

  • First Sunday in November - Health Day

  • Last Sunday in November - Harvest Festival, Good Neighborliness Day

  • 12 December - Day of Neutrality and Day of Student Youth

  • Oraza (Ramadan) - one month Muslim fasting period, approx. 01-30.08.2011 and 20.07-19.08.2012

  • Oraza Bayram (Eid ul-Fitr) - one day Muslim end of fast holiday, approx. 30.08.2011 and 19.08.2012   

  • Kurban Bayram (Eid ul-Adha) - three day Muslim holiday, approx. 6-9.11.2011 and 25-28.10.2012

 

Climate

 

Le climat du Turkménistan est extrêmement continental, avec peu d'averses l'été. Les étés sont secs. Les précipitations sont basses-environ 240 mm par an. Avec plus de 250 jours de soleil, le Turkménistan est ainsi surnommé le pays du soleil éternel. La température moyenne peut atteindre 50C en plein été. L'hiver est doux avec des températures négatives sur quelques jours seulement, en janvier et février. L'hiver est par contre plus rude dans le nord. En janvier, la température à Dashoguz peut descendre jusqu'à -23C. La majorité des averses surviennent en mars et avril.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle monnaie prévoir

 

La monnaie nationale est le manat turkmen. Un manat est divisé en 100 tenge. Les billets existent sous forme de coupures de 1, 5, 10, 20, 50, 100 et 500, et il existe des pièces de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 tenge. Vous pouvez échanger des Dollars US (de préférence des billets neufs en bon état) en manats dans les banques, et dans les points de change dans les principaux hôtels, marchés, aéroports et gares. Plusieurs banques et hôtels à Ashgabat sont également capables de changer vos Euros.

 

Quand vous entrez dans le pays, tout ce dont vous avez besoin est de remplir le formulaire et déclarer la somme d'argent étranger que vous avez sur vous sur un formulaire officiel. Le surplus de monnaie turkmène peut être changé en monnaie étrangère dans les bureaux de change dans les principaux hôtels, banques et à l'aéroport international au terminal des départs. Quand vous quittez le pays, vous remplissez les formulaires de déclaration avec la somme d’argent étranger que vous gardez sur vous.

 

Actuellement, les cartes de crédit ne peuvent être utilisées que dans quelques hôtels 5 étoiles comme moyen de paiement. Renseignez vous avant sur la possibilité d'utiliser cette option, et surtout, ne comptez pas uniquement sur ce moyen de paiement au Turkménistan. Vous ne pourrez utiliser votre MasterCard ou votre carte Visa qu'à Ashgabat, pour retirer des Dollars US (les jours ouvrables et pendant les horaires de bureau uniquement).

 

Western Union est présent dans les 6 villes principales du pays, et peut être utilisé pour envoyer ou retirer des Dollars US en cash.

 

Cuisine

 

La cuisine turkmène est variée, et inclut à la fois des plats à base de viande et des soupes, ainsi qu'un vaste choix de fruits et de légumes. Du pain est servi avec chaque plat. Un morceau de pain turkmène frais rond et plat, appelé churek, fait maison dans des fours en terre glaise, est délicieux en accompagnement d'un plat ou d'un en-cas.

 

La plupart des cafés et des restaurants proposent une carte combinant des plats turkmènes et russes, avec une longue liste de salades et de garnitures (riz, frites, pâtes ou purée de pommes de terre). Les plats ne sont pas trop épicés, mais des herbes comme du persil, de la coriandre, du basilique ou de l'aneth sont fréquent ajoutées.

 

 

 

 

 

Parmi les plats russes inclus dans les menus se trouvent:

 

  • Pelmeniye (bouillon avec boulettes de viande et nouilles)

  • Borsh (betterave rouge et soupe au chou)

  • Schnitzel (généralement du poulet, du bœuf ou du porc)

  • Cutlets (souvent du bœuf émincé)

 

Les plats turkmènes sont semblables à ceux que l'on peut trouver dans les pays d'Asie Centrale, avec par exemple le plov (plat de riz), le shashlik (cubes de viande au barbecue), le kebab (viande émincée cuite au barbecue), les manty (tourtes fumées remplies de viande), les somsa (tourtes remplies de viande ou de pommes de terre), le lagman (soupe de nouilles) et la shorpa (soupe de pommes de terre et carottes).

 

Quelques plats typiquement turkmènes:

 

  • Peshme (en-cas sucrés frits à base de farine)

  • Merchmek (soupe de lentilles)

  • Unash (soupe de nouilles)

  • Dograma (bouillon avec des petits morceaux de mouton, des oignons crus et des miettes de pain)

  • Qu’urma (agneau, cuisiné dans sa propre graisse)

  • Ichlekli (tourte à la viande et aux oignons cuite dans du sable chaud)

  • Gutap (petits chaussons préparés avec de la viande, des pommes de terre, de la citrouille ou des épinards)

 

Le Turkménistan produit ses propres jus de fruits, son vin (blanc et rouge), de la bière, du cognac et de la vodka.

 

Les menus du déjeuner et du diner sont en grande partie identiques, tandis que le petit déjeuner consiste généralement en un thé ou un Nescafé, accompagné d'une sélection de fruits, de yaourts, de pain, de pancakes, de confiture, de fromage, de saucisses ou d'œufs. Les amoureux du véritable café devront emmener avec eux leur propre café et leur cafetière.

 

Histoire

 

Les premières preuves de vie humaine sur le territoire turkmène actuel datent du Paléolithique. Des inscriptions dans la roche peuvent être observées à Jebel dans la Péninsule de Krasnovodsk, et différents objets trouvés sont exposés au Musée National d'Ashgabat. Beaucoup de ruines de campements datant du Néolithique et de l'Enéolithique subsistent : différents sites dans les contreforts des montagnes du Kopet Dag, comme Djeytun  et Anew (tous deux près d'Ashgabat) présentent des restes d'activités agricoles et de villages.

 

Pour les personnes intéressées à visiter ces sites, contactez-nous directement.

 

L'Âge de Bronze marque le début de l'établissement de nombreux oasis dont les fonctions n'étaient pas seulement résidentielles, mais qui servaient également pour les rituels et les enterrements, avec des témoignages d'échanges avec des peuples Indiens, Bactriens ou Mésopotamiens. Alors que les ruines datant de l'Âge de Bronze à Abiverd (près de Kaahka) ont largement été recouvertes par d'autres villages durant les siècles qui ont suivi, l'oasis de la région de Margush en amont du delta de la rivière Murghab possède encore d'impressionnantes preuves de l'existence d'une civilisation récemment identifiée comme la cinquième de l'Âge de Bronze après l'Egypte, la Mésopotamie, l'Inde et la Chine. Elle est apparentée à la Civilisation Bactriane-Margiane. Beaucoup de ruines datant de différentes périodes du Bronze sont disséminées là où coulait jadis la rivière Murghab, parmi lesquelles Altyn Depe, Namazga Depe, Keleli, Togolok, ou Ajikui.

 

A la fin de l'Âge de Bronze, la vie dans l'oasis du delta de la rivière Murghab décline et dans les siècles qui suivent, la population se déplace – avec le déplacement du cours de la rivière-vers une zone désormais connue comme la ville de Merv, qui atteint son apogée au Xe siècle sous l'Empire Seljuk.

 

La première trace de vie sur le site de Merv est référencée sur la pierre sculptée de Behistun en Iran, qui date du Ve siècle av. JC, quand le Turkménistan actuel fait encore partie de l'Empire Achéménide.

 

Merv, qui porte alors le nom d'Alexandria Margiane (Erk Kala ou Iskander Kala), fait partie des territoires conquis par Alexandre le Grand et est mentionné par un certain nombre d'auteurs Hellénistiques et Romains. Les Séleucides, successeurs d'Alexandre, fondent la seconde cité de Merv (IVe s. av.JC), connue aujourd’hui sous le nom de Gyaur Kala, et que les experts ont nommée  Antioche Margiane.

 

Les Séleucides, suivis des Parthes et des Sassanides, développent Merv comme centre administrative, culturel, commercial et militaire. Après la bataille de Carrhae, des centaines de soldats romains sont envoyés au camp de Margiane. La période Sassanide est marquée par une forte tolérance religieuse, et la ville de Merv d'alors est le point de rencontre de plusieurs religions : Zoroastrianisme, Judaïsme, Christianisme, Bouddhisme, et Manichéisme. Sous le règne des derniers souverains Sassanides, Merv est même le siège de l'archevêché catholique.

 

Les Arabes Musulmans conquièrent Merv en 651. Ils déménagent la cité à l'est du site original et en font la capitale de la province du Khorezm. Elle devient alors l'un des plus importants centres d'Islam avec Bagdad, le Caire et Damas. A cette époque, de la soie est cultivée à Merv. Après avoir été gouvernée par les Khalifes Arabes, Merv est occupée par plusieurs dynasties féodales, comme les Perses Samanides et les Turques Ghaznévides.

 

Merv connait sa plus grande période de gloire sous le règne des Turcs Seljukides (XIe-XIIe s.), qui occupent le Khorezm et sont victorieux des Ghaznévides près de Merv en 1040, y établissant ainsi leur capitale régionale orientale. En ce temps là, Merv est appelée le Joyau des Sables, la Reine de l'Orient, et Marw al-Shahijan l'Esprit des Rois.

 

Le Grand Empire Seljukide s'étend de la Chine à la Syrie, et de l'Oxus à l'Arabie. Les Seljukides fondent plusieurs dynasties en Perse, en Syrie et en Asie Mineure, et érigent des monuments grandioses, remarquables par leur maçonnerie élaborée et ornementée, et leurs décorations en stuc. Ils encouragent toute forme d'art, de sciences, de littérature et d'architecture. La ville Seljukide de Merv est comme un aimant pour beaucoup d'érudits célèbres, de poètes et d'écrivains, qui travaillent dans ses légendaires bibliothèques et observatoires. Se trouvent parmi eux Yaqut al-Hanawi, qui passe presque 3 ans à Merv afin de collecter de la matière pour son dictionnaire géographique, et Omar Khayyam, qui rédige ses tables astronomiques, connues sous le nom de Calendrier Jalal al-Din, en travaillant dans l'Observatoire de Merv.

 

Le talent d'Omar Khayyam prospére sous Malik Shakh, qui a la réputation d'être le plus grand des sultans Seljukides, surtout avec le gouvernement sage de son vizir Nizam ul-Mulk. En 1092, à la mort de Malik Shakh, l'Empire Seljukide amorce une période d'instabilité. Il atteind son apogée sous le règne du Sultan Sanjar (1118 - 1157) et sa gloire éclipse même celle de Malik Shakh.

 

Après le règne du Sultan Sanjar, le pouvoir des Seljukides commence à décroître. En 1221, Merv est conquise par les Mongols. Ils détruisent la ville, brûlent les bibliothèques, démolissent les barrages et massacrent les habitants. Un chroniqueur a estimé à 700 000 personnes le nombre de tués. Merv ne se remet jamais vraiment de ce désastre; cependant, les fouilles archéologiques à Merv permettent de déterminer que la ville n'a pas été entièrement abandonnée après le passage des Mongols.

 

Au début du XVe siècle, les descendants d'Emir Timur (Tamerlan) reconstruisent les barrages et fondent un nouveau centre ville. Cependant, Merv ne retrouve jamais son statut d’antan, alors qu'Emir Timur fait de Samarkand la capitale de l'Empire Timuride.

 

Au XVIIIe siècle, Merv passe sous le règne de l'Emir de Boukhara, avant d'être conquise par l'Emir de Khiva au XIXe. La tribu turkmène Teke fait reculer les troupes de l'Emir en 1836 et garde le contrôle de la région jusqu'à ce que les armées tsarines russes annexent Merv en 1884.

 

Les restes d'un important complexe rituel résidentiel à Nissa datant de la seconde moitié du IIIe siècle av. JC attestent de la présence sur le territoire turkmène actuel de campements établis pendant la croissance de l'Empire Parthe.

 

L'Empire Parthe, aussi connu sous le nom d'Empire Arsacide, est le plus durable de tous les empires du Proche Orient. Beaucoup d'informations sur l'Empire Parthe nous viennent de chroniques historiques romaines et chinoises, alors que les Parthes ont laissé relativement peu de traces.

 

La première mention de Parthie est faite sur la pierre de Behistun en Iran, par Dari Gistaspus. En ce temps là, les Parthes sont l'une des satrapies (provinces) de l'Empire Achéménide perse puis, après la mort d'Alexandre, des Séleucides. Au milieu du IIIe siècle av. JC, un certain nombre de soulèvements ont lieu en Asie Centrale contre le pouvoir hellénistique et Parthie est le centre de l'un d'eux. A la tête du plus gros soulèvement se tient Arsaces I, qui devient le fondateur du Royaume Parthes Indépendant et de la dynastie Arsacide.

Mithridate Ier de Parthie (171-138 av. JC) étend beaucoup l'empire en s'emparant de Media et de la Mésopotamie au détriment des Séleucides. A son apogée, l'Empire Parthe s'étire des rives nord de l'Euphrate, la Turquie de l'est actuelle, jusqu'à l'est de l'Iran. L'empire, situé sur la Route de la Soie entre l'empire romain, dans le Bassin Méditerranéen, et la dynastie Han, en Chine, devient rapidement un centre d'échange et de commerce.

 

Les Parthes adoptent en grande partie l'art, l'architecture, les croyances religieuses et les insignes royaux dans leur empire à la culture hétéroclite, mélangeant les cultures perse, hellénistique et régionales.

 

Avec l'expansion du pouvoir Arsacide, le siège du gouvernement est déplacé de Nissa, au Turkménistan, à Ctésiphon, le long du fleuve Tigre (au sud du Bagdad moderne, en Irak), bien que plusieurs autres sites servent aussi de capitales.

Rome est souvent en conflit avec Parthie, en particulier à propos du contrôle de l'Arménie et du Levant, la considérant comme le principal obstacle sur la Route de la Soie. En 53 av. JC, le général romain Crassus envahit Parthie, mais il est décapité à Carrhae par les Parthes. L'armée romaine est mise en échec et les prisonniers romains sont envoyés à Margiane.

Les Romains lancent alors une contre-attaque contre Parthie et plusieurs empereurs romains envahissent la Mésopotamie pendant les guerres perso-romaines. Mais les nombreuses guerres civiles entre les prétendants au trône Parthe causent plus de dégâts que les invasions extérieures, et le pouvoir des Parthes s'évapore quand Ardashir Ier, régent de l'un des états vassaux parthes, se révolte contre les Arsacides et tue en 224 leur dernier dirigeant, Artabanus IV. Ardashir met en place l'empire Sassanide, qui régit l'Iran et bien d’autres territoires du Proche Orient jusqu'aux conquêtes musulmanes du VIIe siècle, bien que la dynastie Arsacide survive en Arménie.

 

Un autre grand empire, appelé alors le Khorezm, se développe sur ce qui représente aujourd'hui le territoire Turkmène. Kounya Ourguentch en est la capitale.

 

The city of Biruni and Avicenna, al Farabi and al Khorezmi was located on the caravan routes which lead to the Caspian Sea and Russia. The history of Kone Urgench is closely connected with the history of Khorezm, coming through several periods of flourishing and decays:

 

Les villes de Biruni, Avicenne, Al Farabi et Al Khorezmi sont situées sur la route qui mène jusqu'à la mer Caspienne et la Russie. L'histoire de Kounya Ourguentch est étroitement liée à l'histoire du Khorezm, à travers différentes périodes de prospérité et de décadence.

 

Khwarizmi, Khorezm, Chorasmie et Hualazimo sont différents noms utilisés par les Perses, les Chinois, les Grecs ou les Arabes dans d'anciens écrits, pour faire référence à cette même grande région historique le long de l'Amou Daria. La richesse du Khorezm est basée sur une agriculture intensive, l'élevage et le commerce.

 

Le Khorezm est soumis à l'empire Achéménide pendant environ deux siècles, aux VIe et Ve s. av. JC, et de la pierre du Khorezm est distribuée en Perse pour la construction des palais Achéménides. Aux Ve et IVe s. av. JC, le Khorezm devient une région indépendante, à la tête de laquelle se trouve un roi, ou Shah. Sa résidence est alors un palais sur la rive gauche de l'Amou Daria.

 

Après une courte période de subjugation par l'empire Kushan, le Khorezm devient de nouveau indépendant. La résidence du Shah est déplacée sur la rive droite de l'Amou Daria : d'après Al Biruni, la citadelle de Kath y est construite en l'an 304.

 

Jusqu'au VIIe s., quand les Arabes importent l'Islam en Asie Centrale, le Khorezm maintient son statut de pays indépendant et expérimente une culture religieuse mixte: le Zoroastrianisme, le Christianisme, et peut-être même le Judaïsme. Au Xe s., le Khorezm est incorporé à l'empire Samanide.

 

Sous l'emprise Samanide, le Khorezm traite avec les Khazars qui vivent sur les côtes nord de la Caspienne jusqu'à la Volga, et la variété de biens échangés augmente de manière significative. Fruits secs, sucreries, draps fins, tapis, brocarts, bateaux, archets, faucons, huile de castor, dents de poissons, etc..., sont disponibles aux marchés de Gurgandj. La résidence du gouverneur samanide Mamun se trouve à Gurgandj (sur la rive gauche de l'Amou Daria), qui apparaît alors comme la capitale du nord du Khorezm, alors que les successeurs de la dynastie locale du Khorezm continuent de résider à Kath. En 995, Mamun, qui reçoit l'ancienne appellation de Khorezmshah, réussi à unifier le Khorezm, et Gurgandj devient l'unique capitale du nouvel état Khorezmian.

 

En 1017, le Khorezm est conquis par les Ghaznévides. Puis arrivent les Turcs Oguz. L'un des premiers dirigeants turc oguz, Alp Arslan, élimine une rébellion locale, et le Khorezm devient l’une des provinces de l'empire Seljukide.  Une nouvelle dynastie Anushtegin du Khorezmshah est fondée dans les dernières années du XIe s. Le fondateur en est Anush Tegin, un ancien esclave de l'Emir Seljukide, qui prend du galon sous le règne de Malik Shakh, se promeut lui-même et devient l'un des gouverneurs du Khorezm.

 

Durant le XIIe s., le Khorezm s'émancipe des Seljukides et devient le plus grand empire du Moyen Orient, avec Gugandj pour capitale. Il s'étend de l'Irak à l'ouest jusqu'à l'Inde à l'est, et de la mer d'Aral au nord jusqu'à l'océan Indien au sud. Après les invasions mongoles, l'empire s'écroule et la capitale est détruite.

 

Au XVe s., le Khorezm est contrôlé par les Khans de la Horde d'Or et devient, à cette époque, la province la plus riche et la plus développée de la Horde d'Or. Kounya Ourguentch connaît alors sa deuxième période de gloire.

 

Ibn Batuta, un contemporain de Kutlug Timur et Turabek Khanym, visite Kounya Ourguentch en 1333 et la décrit comme très belle, majestueuse et d’une taille considérable, avec de grands et riches marchés, de larges rues et beaucoup de monuments impressionnants.

 

En 1395, le pouvoir de la Horde d'Or s'épuise. Après l’invasion de Tamerlan, la ville est partiellement reconstruite, mais est de nouveau abandonnée quand le cours de l'Amou Daria est modifié au XVIe s.

 

l est clairement établi que les sites historiques sur le territoire turkmène datent en grande partie de l'époque des empires hellénistique, parthe, khorezmian et seljukide, qui prospèrent avec le développement de la Route de la Soie. Voici une partie de l'histoire de cette célèbre Route:

 

Cette fameuse Route de la Soie, qui part de la ville chinoise de Ch'ang-an (actuelle Xi'an), atteint les rivages de la Méditerranée et traverse l'Asie et l'Europe, pour une longueur totale de 7 000 km, est aujourd'hui historique ; une histoire de plus de 2 500 ans. La date officielle de sa création est 105 av. JC, quand les Chinois entreprennent de faire connaître leur marchandise alentours, et commencent leur expédition par l'ouest. La soie devient la marchandise la plus transportée le long de cet axe. Pendant des siècles, les Chinois gardent le secret de cette fabrication, interdisant de sortir les œufs de verre à soie de leurs frontières.

 

Cette route, qui va de la Chine à l'ouest, est l'un des axes d'échanges les plus renommés au monde, et est nommée die Siedenstrasse, la Route de la Soie, au XIXe par un explorateur Allemand, le Baron Ferdinand von Richthofen.

 

La luxueuse soie chinoise n'est pourtant pas la seule marchandise à circuler le long de cet axe. On y trouve également un grand nombre de matériaux bruts comme le bronze, le cobalt, la porcelaine chinoise, du verre vénitien, du jade, du lapis lazuli et des rubis afghan, des turquoises, de l'étain et du cuivre iraniens, des fourrures de sibérie, de l'encens et des parfums arabes, du coton indien, des chevaux divins, de l'acier et des melons de Merv, du papyrus et d'autres richesse d'Egypte, des fleurs et des légumes, ainsi que de nouvelles idées et d’autres formes de pensée comme les arts, les religions, de nouvelles technologies et d'autres inventions pratiques. Quelques recherches suggèrent que le parchemin parthe inspire les Chinois lors du développement du papier à écrire, qui remplacera petit à petit la soie et le bambou.

 

La Route de la Soie n'est pas une voie unique. Elle est constituée d'un réseau compliqué de routes qui s'entrecroisent. Son axe principal relie le nord et le sud du Bassin de Tarim à travers l'Asie Centrale et le plateau iranien plus loin à l'ouest, atteignant Dunhuang et Kashgar d'un bout à l'autre. De Kashgar, le trafic venant du sud traverse le Karakoram; celui venant de l'est traverse le Tian Shan. En provenance de Sogdiana, les caravanes peuvent suivre sois l'Oxus (= l'Amou Daria), soit le Jaxartes (= le Syr Daria), via le Khorezm et sa ville principale de Kounya Ourguentch, à destination de la mer d'Aral, puis de la Russie.

 

Mais la branche la plus populaire est celle du sud, drainant les voyageurs de Dunhuang à travers les déserts hostiles de Taklamakan (y entrer, et ne jamais en ressortir), de Kizilkum (les sables rouges) et du Karakoum (les sables noirs), pour atteindre l'ouest. La ville de Bactres (capitale de la région Bactriane, de nos jours appelée Balkh, au nord de l'Afghanistan), qui n'est pas forcément connue par les voyageurs actuels, est à peu près au centre de la Route de la Soie et est alors le point d'entrée en Inde.

 

Bactres est l'un des principaux centres bouddhistes du temps de l'empire Kushan: l'influence bouddhiste se retrouve dans la forme d'une ville souterraine appelée Ekedeshik du côté turkmène de la frontière de cette même région géographique.

 

Les voyageurs qui viennent de Bactres se dirigent vers le nord via Serrakh ou Mehne (aujourd'hui Meane) et Dandankan, et rejoignent la cité clef de Merv.

 

D'autres itinérants rejoignent Merv par le nord. Ils viennent de Boukhara, après avoir franchi l'Oxus (ce qui n'est pas une mince affaire) et continuent en direction du sud jusqu'à Merv après une étape à Amul (dont les ruines sont toujours visibles aux alentours de la ville actuelle de Turkmenabat), à-travers le magnifique Désert du Karakoum.

 

Venant de Merv, certaines caravanes coupent à travers les montagnes du Kopet Dag pour rejoindre Nishapur en Iran actuelle, en passant par Abiverd (située entre Ashgabat et Merv dans les contreforts du Kopet Dag, au sud du Turkménistan), qui devient à l'époque médiévale plus prospère que Nissa (au même endroit mais proche de l'actuelle ville d'Ashgabat).

 

D'autres encore voyagent à travers le Dehistan (Misrian) jusqu'à la capitale parthe de Ctésiphon (en Irak actuelle, et construite en 129 av. JC). Du plateau iranien, l'itinéraire se poursuit jusqu'en Mésopotamie via Dura-Europos (en Syrie actuelle), un bastion parthe florissant dans les premiers s. av. JC, fondé sur les rives de l'Euphrate par les Séleucides en 280 av. JC.

 

Venant de Dura, les caravanes partent vers le nord à travers Palmyre et Aleppo (en Syrie) jusqu'Antioche, à travers les montagnes et les vallées dans l'ouest de la Turquie actuelle, puis jusqu'à la mer Méditerranée. Au cours des différentes périodes de l'histoire, les civilisations façonnent l'image de cet axe d'échange vital. Les fortunes de ces civilisations augmentent ou diminuent en fonction de la destinée de la Route de la Soie.

 

De nombreux siècles se sont écoulés depuis son déclin, mais vous avez à présent la chance de pouvoir redécouvrir la Route de la Soie, de pouvoir vous immerger dans son atmosphère et peut-être même de vivre une expérience similaire à celle des centaines de milliers de commerçants qui l'ont parcourue dans les temps anciens.

 

Si vous souhaitez visiter les sites connus ou moins connus de la Route de la Soie, contactez-nous directement. Nous pouvons vous offrir un grand choix d'itinéraires pour découvrir les monuments les moins connus, les plus durs à atteindre mais les plus fascinants, qui constituent de fiers souvenirs de la Route de la Soie au Turkménistan.

 

La Société Turkmène

 

Les Turkmènes, parlant une langue de la famille des langages turcs, sont un peuple d'origine nomade (similaire aux nomades des steppes kazakhs ou des montagnes kirghizes, mais différent des Tadjiks qui parlent le perse, ou des tribus ouzbèques parlant le turc). Alors que la majorité des Turkmènes vivent sur le territoire du Turkménistan, un nombre significatif d'entre eux vivent également en Iran, en Afghanistan, et même en Syrie et en Irak.

 

Les Turkmènes adhèrent à la branche sunnite de l'Islam, mais respectent une grande variété de traditions locales, d'habitudes et de rituels. D'anciens monuments islamiques comme des mosquées ou des mausolées servent aussi souvent de lieux de pèlerinage. Les mausolées et les tombes de notables locaux attirent un flot perpétuel de personnes priant, encerclant une tombe ou un autre monument important, attachant des morceaux de tissus, disposant des petits monticules de pierres ou laissant sur place des objets leur appartenant, en espérant que leurs souhaits se réalisent. Les plus populaires des lieux de pèlerinage au Turkménistan sont les tombes de Gozli Ata près de Nebitdag, Parau Bibi près de Serdar (Kyzyl Arvat), Said Jemaleddin à Anew, Kyz Bibi à Nohur, Yusuf Hamadani et Ibn Zayd à Merv, Kyrk Molla et Najmeddin Kubra à Kounya Ourgnentch, Meane Baba à Meane, Serrakh Baba à Serrakh, et Kyrk Kyz à Kugitang.

 

Depuis l'arrivée des Turcs Oghuz (Guzz) au Xe s. av. JC, les tribus turkmènes vivent dans des camps de yourtes et errent dans les oasis du désert avec leurs troupeaux de chameaux, de moutons et de chèvres. En plus de l'entretien de la famille et du ménage, les femmes s'occupent de la broderie élaborée des robes, du tricot, du tissage de la soie et de la fabrication des tapis, tandis que les hommes s'occupent des troupeaux, des chevaux, et sont maîtres dans l'art de la poterie et des bijoux.

 

Pour les tribus nomades, le principal lieu de rencontre reste le marché. Echange de bétail, produits issus de l'agriculture locale, art et artisanat sont rapportés par une foule venue de loin. Les melons et le raisin jouxtent les tapis, les bijoux et les produits dérivés de la soie.

Aujourd'hui, le marché continue de remplir un rôle important. Alors que chaque campement possède son propre marché quotidien, un grand marché regroupe une fois par semaine des marchands de tous les villages et quartiers voisins. Le bazar de Tolkouchka, juste à la sortie d'Ashgabat, en est le meilleur exemple. Plus grand marché d'Asie Centrale, il est d'une taille comparable au marché du dimanche à Kashgar (en Chine) et se tient le mardi, le samedi et le dimanche. D'autres marchés valent la peine d'être visités le dimanche à Turkmenabat ou Mary.

 

Beaucoup se réunissent aussi à l'occasion de fêtes de familles, où chacun apparaît alors dans sa plus belle robe et ses parures, et s’amuse au grès des musiques et des danses.

 

Dans la tradition turkmène, le mariage reste l'événement social le plus coloré. Quand une famille turkmène célèbre un mariage ou toy (littéralement: festin), il y a beaucoup d'invités et les voisins aident aux préparatifs, en apportant de la vaisselle et en cuisinant des plats. Tous les passants sont bienvenus. Un mariage est un processus très long, qui commence par la mise en scène de la rencontre. Le prétendant missionne des entremetteurs chez les parents de la demoiselle. Les entremetteurs-des proches du prétendant-apportent de somptueux cadeaux aux parents de la jeune fille convoitée et leur demandent leur consentement. La date du mariage est ensuite fixée, et la future mariée est préparée. Quand une mariée turkmène arrive chez le futur marié, les deux mamans offrent à la future mariée et aux invités des sucreries, souhaitant ainsi à la mariée une vie douce. Elles offrent des jouets aux enfants, souhaitant ainsi à la demoiselle d'en avoir. A cet instant, le jeune homme retourne un telpeks-chapeau en fourrure traditionnel, souhaitant aux fiancés une longue vie. Tous les mots et mouvements durant la cérémonie sont chargés de sens. Différents jeux et tournois sont toujours organisés pour célébrer cet événement familial. Pendant la cérémonie gushak chozdurme, fait de défaire une large ceinture du jeune homme, les jeunes mariés sont habillés en costumes traditionnels. Le jeune marié porte une toge rouge en soie avec une large ceinture écarlate filée à la main et un chapeau touffu en peau de mouton blanche comme neige. Sa promise porte une longue robe de soie, sa tête est couverte par la robe traditionnelle et sa bouche est fermée par une grille de silence spéciale en tissu.

 

Les femmes turkmènes ne voilent jamais entièrement leur visage. La légende raconte que les Turkmènes sont issues de la lumière du Grand Créateur, et que par conséquent, leur visage doit être ouvert au soleil. D'où cette tenue de fête. Leur robe brodée et leur foulard en soie représentent leur tribu, et des bijoux travaillés en or et en argent complètent leurs décorations.

 

Le telpek turkmène n'est qu'un élément parmi d'autres du costume traditionnel masculin. Il transmet à la personne concernée un certain nombre de devoir-protéger sa famille, être sage et vivre dans la dignité, respecter sa parole et être miséricordieux. Puis la future mariée lui enlève son chapeau et lui enlève sa ceinture, promettant ainsi de toujours servir son époux.

 

Si vous souhaitez assister au rituel d'un mariage, incluez à votre visite d'Ashgabat un spectacle folklorique, et arrangez-vous pour passer par la capitale un jeudi, un samedi ou un dimanche, afin de faire un tour au marché de Tolkouchka.

 

Art et Artisanat

 

Vêtements locaux

 

Les vêtements féminins traditionnels sont de réelles œuvres d'art. Les robes, les sur-robes et les écharpes sont confectionnées dans des matériaux fins, tissées sur de simples métiers horizontaux et décorées avec des broderies élaborées, uniques en Asie Centrale. Au-delà de leur fonction décorative, ces broderies, en particulier celles sur les bords du vêtement, servent d'amulette repoussant les mauvais esprits.

 

L'art de reproduire des broderies sur les chapeaux (kurte ou chirpe), les robes (koynek), les sur-robes (don) ou les foulards est resté intact depuis des siècles. Ces vêtements sont de formes simples et parfaitement adaptés à la vie locale et aux conditions climatiques. Les robes et pardessus sont majoritairement taillés dans d’étroites pièces de soie appelées ketene, de couleur rouge, verte ou pourpre, et le coton est aussi utilisé pour certains pardessus. Certaines coiffes chirpe sont portées par les femmes pour les occasions spéciales. Les broderies ornementales recouvrent tout le vêtement, et représentent des formes stylisées d’animaux, des objets de familles, mais aussi des fleurs (lotus, tulipe). Les coiffes kurte-bien que de forme et de signification similaires-sont moins décorées que les chirpe.

 

La forme de la robe de cérémonie appelée ketene koynek-logiquement faite en ketene-possède une couture jaune qui souligne le matériau. Cette couture- courant sur toute la robe, de haut en bas, devant, dans le dos de chaque côté et sur les bras, souligne la totalité de la forme de la robe.

 

En plus d'une robe, d'une sur-robe et d'une coiffe, les femmes portent une couverture sur la partie basse de leur visage. Ces attributs sont appelés gynach. Ils sont parsemés de soie et de triangles. Deux côtés sont richement décorés de broderies et de brosses.

 

D'autres vêtements, le jorabi et le cheshki, sont moins formels mais tout aussi populaires; ils étaient portés jadis, le sont toujours par presque tout le monde à la maison, et sont portés en public par presque toutes les femmes pendant les mois froids. Ces chaussettes tricotées, respectivement montantes ou arrivant à la cheville, sont en laine de mouton, en poils de chameau ou en synthétique, et sont entièrement décorées.

 

Les jeunes filles, jeunes garçons et adolescents, jusqu'à temps de se marier, portent souvent un chapeau brodé appelé tahiya durant leurs obligations officielles, y compris quand ils vont à l'école ou à l'université.

 

Les sur-robes masculines traditionnelles, appelées don, sont confectionnées en coton uni avec les extrémités décorées. Le don ichmek en est une version plus chaude pour l'hiver, faite de peau de mouton, polie et traitée avec de la peau de grenade.

 

Les telpek, chapeaux masculins, existent de plusieurs formes. Le plus étonnant est le silkme telpek, fait de longs poils de moutons, apportant une parfaite protection aussi bien contre la chaleur que contre le froid.

 

De belles collections de vêtements traditionnels se trouvent dans plusieurs musées au Turkménistan. Mais d'une manière générale, vous pouvez voir des gens portant ces habits lors de photos de mariage près de monuments populaires, dans les rues et dans les marchés, dans le sud du pays.

 

Bijoux

 

Tout comme les habits brodés, les bijoux traditionnels turkmènes sont uniques et propres au pays. De la même manière que pour les vêtements, il existe différents styles et motifs propres à chaque tribu turkmène. Les décorations sont en général assez chargées, avec une base en argent souvent recouverte par une fine couche d'or, et incrustée de turquoises (Yomut) ou de cornalines (Teke).

 

L'art de l'orfèvrerie est pratiqué par les artisans turkmènes depuis de nombreux siècles. Aujourd'hui, les échantillons de ces bijoux que l'on trouve datent seulement du début du XIXe siècle. Cela peut s'expliquer par le fait que les orfèvres utilisent d'anciens bijoux pour faire de nouvelles créations, et par conséquent, fondent les pièces anciennes. Les rares échantillons datent de la fin des années 30.

 

Une large gamme d'ornements sont portés par les femmes lors des célébrations pour les occasions spéciales. Ces pièces d'orfèvrerie sont très grandes et plus densément décorées que les bijoux de tous les jours, avec des pierres précieuses et des gravures. Il existe un ensemble spécial de décorations pour les mariages, ainsi qu'une parure spéciale pour les enfants. Toutes servent à la fois de décorations et d'amulettes protectrices.

 

L'art de l'orfèvrerie ne concerne pas seulement les décorations individuelles, mais une multitude d'autres objets faits en métal précieux et autres métaux, comme les harnais des chevaux, les manches des couteaux, des épées et des fouets. Les décorations personnelles ont des tas de formes différentes, et chacune a sa propre fonction. Voici une petite liste qui vous donnera une idée de la richesse des bijoux turkmènes.

 

Gulyaka et gursakcha: pièces de joaillerie généralement portées par les femmes; broche de forme ronde ou ovale portée sur le devant de la robe, au niveau de l'encolure.

 

Le Gupba est une pièce d'orfèvrerie conique portée par les jeunes filles, au sommet de leur coiffe tahiya.

 

Un Chekelik est un long pendentif triangulaire ou autre, qui pend de la tête sur les tempes et les joues. Ce large pendentif est serti de cornalines ou de verre rouge. Les futures mariées portent souvent ce genre d'accessoires.

 

Les Gulak-khalka sont des boucles d'oreille, particulièrement populaires chez les femmes de la tribu des Yomut. Ce sont des boucles rondes avec une plaque décorée au centre, et des chaines pendant comme les rayons du soleil. Généralement, les femmes Teke portent de longues boucles appelées Tenechir.

 

Les Bilezik sont des bracelets de forme cylindrique, étroits dans le bas, avec les bords dentelés. Les cylindres sont souvent composés de 4 ou 5 sections. Certains peuvent aussi bien se porter au poignet ou au coude.

 

Le Sachlyk est une décoration pour les cheveux ou la crinière (sach signifie cheveux). Le sachlyk est composé de deux pendants verticaux joints par différents ornements horizontaux. Le sachlyk de la tribu des Yomut possède la particularité d’avoir des clochettes dans sa partie inférieure.

 

Le Yuzyk est un ensemble de cinq bagues reliées à la partie supérieure de la main par des chaînettes en argent, et souvent attachées à un bracelet.

 

Le Bukov-Pendentifs Teke pour la poitrine, en forme de très larges disques richement décorés.

 

L'Ildirgich est un ornement frontal porté par les femmes Teke. Alors qu'il est composé de différentes petites plaques et donc de forme assez flexible, le principal composant du egme est une plaque massive incrustée de pierres de cornaline.

 

Le Gynach-udzhi est une longue pièce d'orfèvrerie attachée de chaque côté de la coiffe appelée gynach.

 

Les Boyun-bag ou boyun-tovuk sont d'épais colliers en argent entrelacés avec des pendants de poitrine, reliés en leurs centres à un médaillon central.

 

En plus des bijoux qui remplissent principalement une fonction esthétique, d'autres décorations ont un rôle de protection contre l'œil du diable. Certains bijoux sont portés, et certains sont disséminés dans ou sous les vêtements. Certains sont solides, d'autres ont une partie creuse pouvant contenir un objet contre le mauvais œil (comme des versets du Coran, du sel ou du charbon).

 

Le Kheykel est un étui le plus souvent carré (en cuir) qui contient des extraits du Coran ou d'autres formules écrites. La partie supérieure de l'étui et la bandoulière (au cou ou à l'épaule) sont recouvertes d'ornements d'or et d'argent et incrustées de différentes pierres précieuses.

 

L'Eginlik est une décoration-amulette réputée pour protéger le lait maternel.

 

L'Achar-bag est un porte-bonheur carré souvent porté dans la tribu Yomut (décoré dans les tons bleus)

 

Le Tumar est un porte-bonheur porté sur le front, dans le dos ou en bandoulière, selon le but du charme qu'il contient. Il peut être de forme cylindrique, carrée, triangulaire ou combiner les trois.

 

Les Goch-boynguz et ok-yai sont des décorations-amulettes disséminées dans les vêtements des hommes.

 

Divers musées et plusieurs collections privées au Turkménistan exposent une gamme impressionnante de bijoux antiques. Vous pouvez bien entendu trouver des bijoux turkmènes sur les marchés le dimanche. La meilleure occasion d'en voir en abondance est sans nul doute en assistant au rituel d'un mariage turkmène ou à une séance photo.

 

Tapis et feutres

 

Pour le people turkmène, les tapis ne sont pas seulement un symbole de beauté et de joie, ils racontent également l'histoire de leurs ancêtres; leur histoire. Pendant des siècles, les voyageurs traversant le Turkménistan ont relaté la qualité des tapis qui y étaient tissés.

 

Bien que des tapis soient déjà produits au temps des Seljukides, la première référence écrite renvoyant aux tapis turkmènes remonte à Marco Polo (XIIIe s.). Au XIVe s., Ibn Batutta fait aussi référence aux tapis de laine sur le sol des maisons des habitants de Kounya (Ourguentch), et à ceux en soie dans le palais de Kutlug-Timur. On peut également trouver des tapis turkmènes sur les toiles de maîtres Italiens de la Renaissance (XIVe-XVe s.), et (probablement) dans les miniatures de l’époque Timuride comme le Shah-name (XVe).

 

Le motif, ou göls, des tapis Salor et Choudour, sont considérés comme les premiers motifs présents sur des tapis turkmènes aux XIe-XIVe s. A la fin du XIe siècle, alors que la tribu des Salor s'arrête de tisser, des tapis Saryk et Teke avec le göl Salor apparaissent sur les marchés. C'est ainsi que les motifs anciens survivent.

 

La laine provient des moutons Sarajin; après avoir absorbé le chaud et le froid, la sécheresse et la pluie, elle acquiert un statut de haute qualité au fur et à mesure de son utilisation dans le tissage des tapis. La laine de la tonte de printemps est utilisée pour s'asseoir et faire la sieste.

 

Des teintures naturelles sont utilisées jusqu’à la première moitié du XIXe, puis des teintures synthétiques anilines se répandent. La couleur la plus usitée est le rouge. La qualité principale des tapis turkmènes est leur densité de nœuds, d'environ 2 600 à 6 400 nœuds par mètre carré. Les nœuds de type 1,5 et 2,0 sont caractéristiques de ces tapis.

 

L'utilisation des tapis est très variée. Afin de vous en donner une petite idée, voici une liste non exhaustive:

 

Haly-Couverture de sol nouée

Gapylyk-Orne l'entrée intérieure d'une yourte

Germech-Orne la partie inférieure de l'entrée d'une yourte         

Namazlyk-Tapis de prière                     

Dui dyzlygy-Décoration pour les pates antérieures des chameaux        

Kejebelyk-Décoration des chameaux pour les mariages

At haly- Décoration pour les chevaux               

Yklyk-Long tapis pour fuseaux 

Torba-Tapis de selle                

Khurjun-Tapis de selle (double)            

Chuval-Tapis de selle (simple)

Ensi-Tapis de porte suspend, Rideau extérieur

 

Hormis les tapis, des kilims (tapis de laine) sont présents dans les foyers, et dans quelques magasins locaux. Mais le second objet d'ornement des murs et du sol le plus répandu est fait de feutre. Le recouvrement des tentes nomades turkmènes, ou yourtes, est appelé voilok et est en laine de mouton gris clair. Les tapis de sol en feutre sont appelés voilok-keche: il s'agit de pièces de laine colorées disposées par-dessus un voilok gris ou noir, et qui, après humidification et enroulage, ne deviennent qu’une seule et même pièce. La bordure est parfois en poils de chèvre noirs. Ces tapis procurent un recouvrement de sol aux qualités similaires à celles d'un tapis (épais et chaud). Différents types de motifs ornent des tapis, comme des cornes de mouton (gochak) ou un scorpion jaune (sary-ichan).

 

Plus qu'un mode de recouvrement des murs ou des sols, le feutre est par exemple utilisé pour les tapis de prière ou les tapis de selle.

 

Si vous êtes intéressés à découvrir la pratique artistique au Turkménistan, Owadan Tourism propose un itinéraire complet sur l'Art et l'Artisanat. Vous pouvez également nous contacter directement pour plus d’information sur la possibilité d'inclure la visite d'ateliers de tapis, de feutre, de soie, de bijoux ou de broderie à votre propre programme.

 

Les réserves naturelles

 

A boring landscape? In actual fact Turkmenistan holds some of the most fascinating diversity of landscapes, from moving sand dunes and limestone cliffs, to lush river valleys and mountains created in the Jurassic period, as well as volcanoes, waterfalls, lakes and of course the Caspian Sea. Moreover, it has several nature reserves that are home to some unique threatened species of flora and fauna. Below you will find a description of some of the best known nature reserves, their protected flora and fauna species and other specifics. We have selected those reserves that are at least partly accessible to visitors.

 

Kugitang

 

Un paysage ennuyeux? Et bien non! Le Turkménistan possède l'une des plus fascinantes diversités de paysages: des dunes de sable mouvantes et des falaises calcaires, des vallées luxuriantes de rivières ou de montagnes datant du Jurassique, des volcans, des chutes d’eau, des lacs, et bien entendu, la mer Caspienne. Par ailleurs, il dispose de plusieurs réserves naturelles abritant quelques espèces animales et végétales en voie de disparition. Vous trouverez ci-dessous la description des six réserves naturelles les plus connues, ainsi que leurs espèces protégées et toutes leurs spécificités. Nous avons sélectionné les réserves qui sont accessibles au moins en partie par les visiteurs.

 

 

 

 

 

 

Repetek

 

La Réserve Naturelle de Repetek a été créée en 1927 et occupe un territoire de plus de 35 000 hectares regroupant une faune et une flore du désert uniques. Elle se situe dans la partie centrale de l'est du Karakoum. L'écosystème naturel unique de Repetek retient l'attention de nombreux scientifiques, et un certain nombre de conférences scientifiques s'y tiennent. L'importance de la réserve est reconnue par l'UNESCO, et elle obtient en 1979 le statut de Réserve Biosphère Internationale. Repetek est un lieu où vous pouvez observer le paysage sableux du Karakoum quasiment sous toutes ses formes, comme les dunes, les crêtes, les reliefs vallonnés et d'autres variations, ainsi que l'étonnant Sahara Repetek et les bosquets de saxaul noir et blanc (haloxylon)-une forêt sans ombre. Un saxaul est un arbre sans feuille. Il en a, mais elles sont très fines, et aident les arbres saxaul à resister aux températures extrêmes et au climat rigoureux. Repetek jouit de 240 jours de soleil par an et la température du sable en surface atteint souvent 80C. Les Turkmènes considèrent le saxaul comme le meilleur arbre pour faire un feu dans un tandyr, où ils cuisent le pain rond traditionnel churek. D'autres arbres sont intéressants, comme les acacias argentés ou les saules pleureurs. La nature de la Réserve de Repetek abrite une faune étonnante et variée. Il y a 300 espèces différentes de scarabées, 160 espèces de papillons, des araignées...Le venin de l'araignée Karakurt est 8 à 9 fois plus fort que celui du cobra, et sa morsure bien plus dangereuse que celle du scorpion, du phalanx et de la tarentule. La faune ornithologique est constituée de plus de 160 espèces d'oiseaux, dont des geais de saxaul, des aigles dorés, des hiboux, des faucons, des buses, des crécelles...Repetek est le seul endroit où vous pouvez observer quatre espèces différentes de moineaux. S'y trouvent également 30 espèces de lézards, 9 espèces de serpents et des tortues. On y trouve également des mammifères tels que des renards, des gazelles, des chats des dunes et des steppes, des porc-épics, des gerboises, des écureuils terrestres ou des chacals.

  

La Réserve Naturelle de Syunt Hazardag

 

Le paysage et les conditions environnementales de la Réserve Naturelle de Syunt Hazardag sont typiques du sud-ouest des montagnes du Kopet Dag, qui constituent la partie nord-ouest du système montagneux Turkmène-Khorezm. La rivière Sumbar (la branche droite de l'Etrek) partage le site en deux parties, nord et sud. L'altitude de la rive droite varie de 300 à 1900 m ; elle est constituée d'arêtes sauvages et de gorges ressemblant à des canyons. Sur ses parties les plus hautes, la vallée de la rivière est étroite avec des forêts aux galeries inondées, et à certains endroits sont éparpillés des vergers et des petits jardins potagers. Les plus hautes terrasses autour de la rivière sont une steppe aride. Le climat est aride et subtropical, avec des étés longs et secs dont les températures atteignent 35-45C. Les précipitations tombent principalement entre novembre et avril, mais de fortes pluies s'abattent parfois en été. La région est connue pour être l'un des centres mondiaux de culture de plantes sauvages, et de culture horticole subtropicale. Des plans sauvages de grenades, de figues, de pommes, de noisettes, de pistaches, de poires, d'amandes et de cerises y sont largement répandus. La flore est également riche en culture d'espèces sauvages de blé, d'orge, de seigle, d'avoine et d'autres variétés de céréales et de légumes. Toutes ces espèces sont très importantes dans l'histoire des bassins de culture. La région est reconnue par le professeur Nikolai Vavilov comme l'un des 7 centres originels des plantes cultivées (I-Asie du Sud tropicale; II-Asie de l'Est; III-Asie du Sud-Ouest; IV- Méditerranée;  V-Abyssinie; VI-Amérique Centrale et VII-Inde, ou Amérique du Sud). L'Asie Centrale est le berceau du blé doux, des haricots, des pois, du chanvre, des navets, des carottes, de l'ail, des poires, des abricots, des pommes, des figues,..., et est essentielle pour la conservation in situ de ces espèces. Leur présence, associée à d'autres cultures sauvages, font de cette réserve l'un des berceaux naturels mondiaux des cultures horticoles. Cette réserve naturelle abrite des espèces de mammifères en voie d'extinction telles que le Léopard Persan (sur la liste rouge des animaux en voie d'extinction (NT)), le Lynx du Turkestan (NT), La hyène rayée (NT), la Chèvre sauvage Turkmène (VU), l'Urial Afghan (mouton des steppes) (VU), la Loutre d'Asie Centrale (NT) et le Loir masqué à queue de souris (DD).

 

La Réserve Naturelle de Kaplankyr

 

La réserve naturelle de Kaplankyr est située sur le plateau de Kaplankyr, au bord du plateau de Ustyurt, au nord-ouest de Dashoguz Velayat. Etablie en 1979 pour la protection et la réhabilitation de la faune et de la flore indigènes de la région, elle occupe au total 2 822 km². La réserve compte à peu près 210 jours de soleil par an, et moins de 100 mm de précipitations.

26 espèces mammifères, 147 espèces d'oiseaux et 918 espèces de plantes hautes y sont recensées. Elle abrite des espèces animales rares et protégées, comme la gazelle d'Asie Centrale, le mouton des montagnes Ustyurt, ou une population substantielle d'antilopes Saiga, qui migrent depuis Karakalpakstan en hiver. Parmi les plantes se trouvent le chardon de Khiva, la tulipe turkmène, le gypsophile Antonia, l'acacia des sables Karelin, et 55 autres espèces endémiques.

La réserve renferme deux sanctuaires. Le Sanctuaire de Sarykamysh, établi en 1980 comme un écosystème côtier pour la protection des plages du lac de Sarykamysh, des oiseaux volants et nageurs, et comme un lieu d'agnelage des gazelles. Et le Sanctuaire de Shsenem, établi en 1984 pour la préservation du désert de pierres, et l'élevage et l'abri des Kulans (apportés de la Réserve Naturelle de Badhyz dans les années 80).

 

La Réserve Naturelle de Hazar

 

La réserve regroupe plusieurs régions au sud-est de la mer Caspienne et englobe Turkmenbashi, Balkhan et les baies nord de Cheleken et de Mikhailov, qui ont des eaux de profondeurs très inégales. Elles sont bordées de sable et de coquillages et renferment plusieurs îles, qui sont envahies par des halophytes et ont des marais côtiers. La plus grande d'entre-elles est Dagada, d'une superficie d'environ 120 ha.

 

Cinq espèces de plantes aquatiques-herbes d'anguilles, glands, mauvaises herbes, potamogéton et arabette-poussent sur les terres sableuses, à 4 ou 5 mètres de profondeur. Une grande variété d'algues (macrophytes) dans les baies, comme l'algue verte (28 espèces), l'algue rouge (11 espèces) et l'algue marron (une espèce), qui s'accumulent au bord de la côte à une profondeur de 6 mètres. Des centaines d'espèces d'algues microscopiques sont présentes dans le plancton et le benthos. Ce sont principalement des diatomées, des cyanobactéries, des dinoflagellates and des algues vertes.

 

La Réserve Naturelle d'Etat de Hazar est connue à l'origine sous le nom de Réserve Naturelle d'Etat de Krasnovodskiy (1968-1994). En 1994, une grande île de la mer Caspienne-le sanctuaire de Ogurchinskiy, est inclue dans la réserve. La surface totale de cette réserve est de 268 037 ha.

 

Le fait que le site soit constamment humide et le nombre croissant de ses espèces d'oiseaux dépendent de processus liés aux changements du niveau de la mer Caspienne. Durant les 10 ou 15 dernières années, les marécages ont augmenté de manière significative.

 

L'atout principal de la Réserve Naturelle de Hazar est son littoral, étape et point de ravitaillement clef durant la migration, et site d'hibernation pour des millions de volailles d'eau et d'oiseaux marins provenant d'un grand nombre de pays d'Eurasie et d'Afrique. Les axes migratoires d'Asie Centrale et d'Afrique de l'Est convergent vers la partie du Turkménistan bordant la Caspienne, avec pour résultat une forte concentration d'oiseaux hibernants et migrateurs.

 

Le site est répertorié comme une importante réserve ornithologique (Important Bird Area = IBA) et est situé sur l'un des plus grands axes migratoires d'oiseaux marins venant de l'ouest de la Sibérie, du Kazakhstan et d'autres régions d'Asie Centrale, et procure une étape et un lieu d'hibernation de choix.

 

Il a été estimé qu’au XXe s., 5 à 8 millions d'oiseaux marins ont longé la côte est de la mer Caspienne, et plus de 800 000 oiseaux y ont hiberné.

Entre 1971 et 2005, de nombreuses volailles d'eau (oies, cygnes, canards et foulques communs) ont été enregistrées sur le site. Les espèces les plus répandues sont le foulque commun (pas moins de 48 000), le mallard (plus de 21 000), le pochard à crête rouge (plus de 50 000), le pochard commun (plus de 33 000), le canard touffu (plus de 20 000) et, depuis quelques années, le cygne muet et le cygne Whooper. Plus de 25 000 flamants roses (Phoenicopterus roseus) peuvent y faire étape ou y hiberner. Au total, 296 espèces ont été enregistrées, dont 138 espèces d'oiseaux.

 

Quelques espèces endémiques et rares (listées sur la Liste Rouge IUCN, voir les types de menace entre parenthèses) se reproduisent sur ce site, dont le phoque caspien (EN), le lamproie caspien (NT), l'esturgeon fringebarbel (EN; TmRDB), l'esturgeon stellate (EN), l'esturgeon russe (EN), l'esturgeon européen (EN) et le beloribitsa (EX dans la nature).

 

La mer Caspienne

 

La mer Caspienne est la plus large étendue d'eau close sur Terre, est classée comme le plus grand lac au monde, et est une véritable mer. De même que la mer Noire, elle est un reste de l'ancienne mer Parathétys. Elle s'est formée il y a environ 5,5 millions d'années, suite à un soulèvement tectonique et un effondrement du niveau de la mer. Plus de 130 rivières se jettent dans la Caspienne, dont la Volga et l'Oural parmi les plus importantes. Elle a une salinité proche de 1,2%, soit environ un tiers de l'eau de mer moyenne, et sa seule perte d'eau est due à l'évaporation. Son niveau est généralement de 28 mètres en dessous du niveau de la mer. On trouve des marais salins le long de la côte, comme le Golfe de Karabogaz, ou des lacs comme à Mollagara au Turkménistan. De nombreuses variétés d'esturgeons (pour le caviar), de truites, de poissons blancs, ainsi que des phoques caspiens, y habitent.

 

Pour vous rendre compte de la beauté naturelle des régions mentionnées ci-dessus, vous aurez besoin de véhicules à quatre roues motrices, et il faudra vous préparer à manger des repas simples, dormir sous la tente ou dans des conditions basiques, et passer beaucoup de temps à voyager sur des routes abimées ou des chemins de montagne. En outre, vous aurez besoin de permis pour accéder à la réserve, qui doivent être demandés quelques mois à l'avance, et qui ne sont pas toujours accordés.

 

Le Désert du Karakoum

 

Etendu sur environ 350 000 m², il occupe pas moins de 79% du territoire turkmène. Le désert est bordé au nord-ouest par le plateau Ustyurt, au nord-est par l'Amou Daria, au sud par l'oasis de la rivière Murghab, et il atteint quasiment la mer Caspienne à l'ouest. Il est divisé en trois parties: Low (au centre), Zunguz (au nord) et le sud est. Ce désert est riche non seulement en gaz et en pétrole, mais également en d'autres ressources minérales. Une grande chaine de montagnes grises domine le paysage le long des frontières du désert de Zunguz. Ces monts renferment du soufre. Ils sont couverts en surface d’une couche de silex.

 

Le paysage du Karakoum est très intéressant. Seule une partie de sa surface est recouverte de sable. A l'est, ont trouve les barkhans-dunes de sable de 15 à 35 m de haut. Il y a des zones plates (takyrs) faites d'argile sale. A la différence du sable, les takyrs peuvent conserver l'humidité créée par la pluie sur une profondeur de 25 à 30 m. Cependant, en mai, l'humidité retenue dans le takyrs disparait. Il est alors sans vie, et plus rien n'y pousse. Le sable peut quant à lui conserver l'humidité de l'hiver et les pluies d'été sur 1 mètre de profondeur. Sur ces parcelles poussent l'acacia du désert, des peupliers et des saxauls noirs et blanc. Il y a également des shors, semblables en surface mais incrustés de sel et bordés de solanacée. L'une des caractéristiques principales du Karakoum est le nombre d'anciens lits, restant de canaux des affluents de l'Oxus ou d’autres rivières, ou des cuvettes qui contenaient jadis des lacs salés. Les dunes, mouvantes, changent continuellement l'aspect du désert.

 

Le printemps dans le Désert du Karakoum est fantastique. A cette époque de l'année, il ne ressemble pas à un désert, mais est recouvert pendant plus de 2 semaines d'un tapis fleuri vert, rose, jaune et rouge, avec des pavots, des gipecuum, des carex des sables, et des buissons d'astragales et de kandym.

 

Ce désert apparait dans beaucoup d'anciens textes, Hérodote écrivant déjà à son sujet il y a 2000 ans. En ce temps là, la vie dans le désert était quelque peu différente. Mais certaines choses n'ont pas changé: aujourd'hui encore, il sert toujours de pâturage de troupeaux de mouton, de chèvres et de dromadaires, et il fournit ainsi à ses habitants des ressources généreuses en matière de peaux, de laine, de viande et de lait de chameau.

 

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Les chevaux Ahal Teke

                                                                                                                

Des experts disent que nulle part au monde, la nature ou les humains n'ont réussi à créer des chevaux si élégants, exceptionnels, endurants, vigoureux et nobles que les Ahal Teke, sauf au Turkménistan. Ils sont non seulement rapides et endurants, mais aussi d'une beauté singulière. Ces chevaux sont devenus l'une des plus étonnantes illustrations du talent et de la maîtrise du peuple turkmène. Les Turkmènes sont très fiers de leurs chevaux.

 

Les Ahal Teke tirent leur nom de l'oasis Ahal au centre du Turkménistan, habitée dans l'histoire par l'une des tribus turkmènes: les Teke. A travers les siècles, les Teke ont su conserver la pureté de leurs bêtes, sublimer leur apparence, développer leur impressionnante endurance et leur capacité à s'adapter aux climats extrêmes et aux températures rigoureuses.

Les Ahal Teke sont également remarquables de part leur aspect sec et leurs musculature développée, leur cou plus long que celui des autres chevaux, leurs fines oreilles mobiles, leurs yeux très expressifs, leurs longues jambes avec des tendons marqués, leurs sabots petits et solides, leur robe unique dorée aux reflets métallique, leur vitesse étonnante et leur système nerveux développé.

Cette race ancienne a permis le développement des chevaux arabes, anglais, des chevaux sellés orlov, des karabakhs, des donskis, des persans, des pakistanais, des indiens et des afghans. L'étalon Atti, né en 1784, occupe une place centrale dans l'histoire de l'élevage équestre turkmène. En 1970, il est transporté d'Istanbul en Prusse, et améliore les élevages de chevaux tels que les Trachen (Allemagne), les Ionus (Hongrie) et quelques croisements en Tchécoslovaquie, en Roumanie et en Yougoslavie.

 

L'origine des chevaux Ahal Teke remonte aux temps anciens. Les Chinois les appellent Chevaux du Paradis, ou chevaux divins. D'anciens textes grecs, romains, chinois et arabes mentionnent le désire des Rois Perses, d'Alexandre le Grand, ou de divers dirigeants chinois ou arabes de créer une race dite supérieure.

 

Les Ahal Teke sont immortalisés dans les chansons traditionnelles, les proverbes et les poèmes turkmènes. Leur intelligence, leur sagesse, et leur attachement à l'humain sont légendaires. Selon un proverbe turkmène, quand tu te lèves le matin, tu dois remercier ton père et ton cheval. Les éleveurs de chevaux turkmènes (seys) ont une technique d'pproche particulière pour  leurs montures. Chaque Turkmène garde son cheval. Ils ne sont jamais parqués, et les Turkmènes les gardent juste attachés. Ils leurs donnent des boulettes de nourriture contenant un mélange fait de luzerne, d'orge et de graisse de mouton. Des Historiens ont relevé que les Turkmènes ne nourrissent pas seulement leurs chevaux tendrement, mais avec passion. Maltraiter un cheval est considéré comme un péché. Une tribu toute entière pourrait mépriser toute personne commettant un tel péché. C'est pour cette raison que de tous les peuples d'Asie Centrale, le peuple turkmène est le seul à ne jamais avoir abattu un cheval pour sa viande ou bu le lait d'une jument.

 

Après la Révolution Bolchevique, les Ahal Teke traversent une période très difficile dans leur histoire. Durant l'effort collectif, ces chevaux sont enregistrés auprès du nouveau gouvernement soviétique, et la détention privée de chevaux est interdite.

 

A la fin du XXe s., cet unique et ancien élevage est menacé d'extinction. La police de Saparmurad Turkmenbashi, le premier président du Turkménistan indépendant, aide à le préserver, en faisant paraître en 1986 un décret permettant la possession de chevaux Ahal Teke dans des fermes privées.

 

L'Ahal Teke est un excellent cheval sportif. Il est parfait pour les marathons, le dressage ou le saut d'obstacles. En 1935, trente cavaliers Turkmènes font un très long trek à cheval, et parcourent 4 300 km d'Ashgabat à Moscou, en 84 jours. Tous les chevaux viennent à bout de ce voyage, dont la plus grande partie traverse le Karakoum et d'autres terres désertiques. Peu de temps après, l'étalon Zénith établit un record en parcourant 300 km en 19 heures. L'Ahal Teke s'impose comme un cheval d'endurance. Si besoin, il peut rester sans boire ni manger bien plus longtemps que les autres races, et peut supporter des chaleurs terribles.

 

En 1960, aux jeux olympiques de Rome, l'étalon Absent, monté par Sergei Filatov, remporte une médaille en dressage et est proclamé cheval du siècle. Plus tard, aux jeux olympiques de Monaco, un nouveau cavalier devient avec Absent champion d'équitation par équipe. Le monde entier admire et applaudit la formation de cirque les Cavaliers du Turkménistan ensoleillé, qui se donne en spectacle sur des Ahal Teke.

 

Rien ne peut égaler l'expérience équestre. Chacun de nous, une fois dans sa vie, a certainement rêvé de monter à cheval. Ce rêve peut devenir réalité au Turkménistan, pays justement célèbre pour ses chevaux élégants. Les novices comme les plus expérimentés pourront prendre du plaisir à monter des chevaux bien entraînés et dressés dans des écuries en périphérie d'Ashgabat.

 

Notre agence de voyage peut organiser une visite de ces différentes écuries, ou proposer des randonnées équestres à travers le pays. Vous monterez sous l'œil averti de guides hautement qualifiés, apprécierez la solitude des montagnes du Kopet Dag et du Désert du Karakoum. La paix et la beauté de la nature seront le point culminant de votre séjour au Turkménistan.

 

 

Contactez-nous pour recevoir plus de détails sur les randonnées à cheval ou les courses de chevaux tant attendues, qui se déroulent chaque dimanche au printemps et en automne, à l'Hippodrome National d'Ashgabat.

 

La dernière semaine (se terminant par le dernier dimanche d'avril) a été officiellement consacré au célèbre cheval turkmène. Contacter nous pour un programme détaillé des festivités.

 

 

 

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